Portraits

Safy Boutella : Le Sindbad des sons

Safy boutella, est un talentueux musicien, auteur-compositeur, arrangeur et producteur, annabi d’origine, né le 06 Janvier 1950 à Pimasens en Allemagne, fils de l’ex colonel Mohamed Rabah Boutella qui fait partie du corps diplomatique comme attaché militaire, c’est ainsi que Safy sera trimbalé avec sa famille, d’Annaba, à Alger, à Lyon en passant par Paris , élevé dans une ambiance de musique classique occidentale, orientale et traditionnelle algérienne, il commence à gratter sa première guitare dès l’age de 13 ans, il fréquente d’une façon inégale les conservatoires d’Alger et Paris, à l’age de dix-huit ans joue comme chanteur guitariste dans différents groupes de rock et de Jazz .Après avoir passé son bac à Paris, il suit des études à l’université pendant deux année, il obtient en 1975 une bourse du gouvernement algérien pour suivre des études au Berklee College of Music de Boston. Berklee, c’est ce qui se fait de mieux en études musicales supérieures, dans cette monstrueuse pépinière à musiciens que sont les États-Unis. Y sont passés plusieurs musiciens célèbres (Quincy Jones, Keith Jarrett, Al Di Meola, Joey Kramer des Aérosmith et Joe Satriani etc…). Safy y décrochera son diplôme en 1979. Et il est, jusqu’à présent, le seul musicien du monde arabe à l’avoir obtenu ! (C’est à Berklee que j’ai compris ce que je voulais faire. Y’avait des p’tits génies qui jouaient déjà, à 20 ans, comme Erroll Garner. Alors, que faire ? M’appuyer sur mes origines. ) C’est ce que le guitariste, devenu poly-instrumentiste, fera dès son retour au pays natal, en 1979. Swinguer, mais swinguer maghrébin, il occupe le poste de chef de Section Musique, Chant et Danse à l’entreprise Sonatrach, où il s’occupe d’une école de Musique et d’une école de Danse pour les enfants des travailleurs. Dans le même temps, il compose plus d’une trentaine de musiques de film pour le cinéma, la télévision et le théâtre

Donne une série de concerts Jazz-Fusion d’inspiration maghrébine (Diffusées à la radio et à la télévision Algérienne)

Compose une œuvre commandée à l’occasion du 30ème anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre. Composition contemporaine originale intitulée Actions Musicales pour une pensée majeure, interprétée par un Orchestre Symphonique, un chœur de 170 voix mixtes et trois troupes folkloriques du Sahara (Djanet. Tamanrasset et adrar) et qu’i1 dirige devant 25 000 spectateurs le 1er Novembre 1984.

En 1986 fait une tournée nationale avec son nouveau répertoire de jazz et une formation de musiciens Africains, Brésiliens, Français, Algériens. Compose dans la même année la musique de trois contes pour enfants, dits par Sadek Kebir.

Participe au mois culturel Algérien à Paris en Février 1986et en octobre en donnant deux concerts au (New Morning).

Participe avec le même répertoire au Festival International de Jazz de Nancy (Nancy Jazz Pulsations)

De retour à Alger, donne trois concerts au Triangle, salle Ibn Zeydoun et Salle Atlas.

En 1988 le Boum, dans l’histoire de la musique, à cause d’une seule galette, Kutché. (Je suis très jaloux de ce disque, avoue-t-il. Il est un de mes deux bébés, avec Medjnoun. )

La superbe aventure de Kutché démarre en 1986. (J’avais assisté au festival de raï d’Annaba, cette année-là, se souvient-il, et cette musique, bien que poussant comme une herbe folle, m’a appelé.) En 1988, il est mis en contact avec un chanteur doté d’une voix qui survole la nuée des raïmen oranais. Son nom : Khaled. Troisième épisode : l’enregistrement, cette même année, à Paris. Quatre mois de studio. Safy produit le disque de toutes pièces. Épilogue : cette galette, magistrale passerelle entre la tradition oranaise, la sophistication jazz et la pulsion rock, s’avère un chef-d’œuvre, l’opus référence de tout le mouvement raï, celle qui va enfin faire démarrer la carrière internationale de Khaled : le journal Le Monde/FNAC ira même jusqu’à la classer parmi les cent meilleurs CD du 20e siècle et Medjnoun, l’un des dix album 1992 selon le journal (l’humanité) ! (Beaucoup de détracteurs ont estimé que j’avais dénaturé le raï. Avec Kutché, je l’ai rendu buvable, consommable par d’autres oreilles qu’algériennes. En tout cas, le côté canaille du raï, ses cabarets, sa vie trouble ont fait beaucoup de bien au crétin propret que j’étais ! )

La Source, son œuvre la plus aboutie. Il l’interprétera devant le président Bouteflika, en 2001, au stade olympique d’Alger, devant 90 000 spectateurs. Le thème : la guerre entre deux tribus qui se déchirent pour un trésor, l’eau. Comprenne cette allégorie qui voudra… Safy, pour sa part, ne s’en cache pas :(La Source raconte, en un sens, les gros drames que vit notre pays, les hommes qui bouffent sur le dos des autres, alors qu’ils pourraient partager. Le problème vient des divers traumatismes que nous avons subis. Le vieux est triste, parce qu’il ne retrouve pas aujourd’hui l’Algérie dont il avait rêvé au moment de l’indépendance. Le fils, lui, ne s’est pas accompli, du fait de l’islamisation de la société. Et le petit-fils, qui voit son grand-père et son père ainsi, que devient-il ? Il ne se respecte pas, n’a pas le sens de la loi. L’État fait pourtant des choses louables, mais le peuple a besoin de tendresse, qu’on s’occupe de lui. ).

Autres spectacles grandioses, des hymnes, des arrangements et réalisations, près de 60 musiques de films, collaborant au cinéma algérien, français, anglais, italien, depuis le début des années 80... On lui doit la sublime musique du film Automne, Octobre à Alger, sur les émeutes de 1988. Film de Malik Lakdhar-Hamina qui n’est toujours pas sorti en Algérie. Il a également collaboré avec Rachid Bouchareb pour les musiques des films Little Senegal, Poussières de vie, Cheb, ou encore avec Merzak Allouache pour Salut Cousin. La musique du film de Christophe Ruggia "Le gone du Chaaba" est encore l’une de ses multiples contributions. Il a par ailleurs été le comédien principal dans plusieurs longs métrages dont, La Nuit du crime du réalisateur Nabil Lahlou (Maroc), Leila ma raison de Tayeb Louichi(Tunisie) . Le répertoire de Safy Boutella est riche et dense. On comprend ainsi pourquoi il s’émeut des créations de Beethoven, Ravel, Frank Sinatra, du feeling de Miles Davis, Herbie Hancock, Chick Corea, Quincy Jones, Léo Ferré, Dimi Mint abba, Fairouz , Cheikha Rimiti, Dahmane El Harrachi etc.. Autant d’influences qui lui permettront d’assumer son extrême sensibilité et le poussent à exploiter son intuition, puisée dans les rythmes ancestraux, dans la transe de la algérienne populaire. Safy Boutella est le dépositaire de cette richesse musicale, à laquelle il apporte un son puissant, raffiné, audacieux. Des audaces et un engagement qui font de lui un artiste algérien hors norme, original, résolument incontournable.

Portfolio

Safy Boutella Safy Boutella El Baraka Khamous alik Kutche avec Khaled Bleu du Sud et tendresse du Nord

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Commentaires

18 Messages de forum

  1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

    J’ai beaucoup aimé "LA SOURCE" , qui a été diffusée à la télé . Je trouve que c’est une oeuvre majeure dans le paysage musical algerien. Opéra made in Algeria. Le thème est très recherché. Merci Fateh pour ce partage.

    par DA SNITRA | 20 janvier 2010, 16:23

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    1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

      pauvres RACHID BAHRI ,feu MALEK IMACHE , AZZEDINE TEBIBEL , MAGHNI feu KRIKRI ils n’avaient pas un papa colonel

      | 20 janvier 2010, 19:27

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      1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

        Sa ne veut rien dire ,un colonel c’est une fonction comme toutes autres « médecin,instituteur, fellah, homme d’affaire,président » mais un artiste reste toujours un artiste.pourquoi des préjuges envers les militaires gradés .Grâce à eux que l’Algérie est sauvée de « cette bête immonde » ,ils risquent leurs vies. EL GAT KI TABAADOU CHAHMA Y GOUL MALHA.

        par YACINO@LIVE.FR | 20 janvier 2010, 20:59

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        1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

          bonjour Monsieur, je voudrais rectifier un point, COLONEL dans l’armée est une fonction comme toutes les autres dans les pays democratiques mais pas chez nous. En plus je pense , peut être que je me trompe, que le comportement odieux des hauts gradés de notre armée est une des causes de la tragédie. Y.O

          | 21 janvier 2010, 23:27

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      2. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

        C’est méchant et gratuit. Mr Boutella est un artiste majeur et très, très épris de son pays. Il a déclaré qu’il aime tout ce qui, de près ou de loin, aide l’Algérie en concluant "je suis un patriote". Il tient, en outre, à participer à toutes les manifestations aritistiques qui se tiennent en Algérie et il n’exige pas des cachets ahurissants comme certains. Ceci dit, un artiste ne peut pas vivre de bénévolat. Il a une troupe à gérer à tous points de vue.
        Vous n’allez pas le lyncher lui aussi, non ?
        Sommes-nous à ce point allergiques à ceux des nôtres qui réussissent au-delà de nos frontières ?

        A.K-CC

        | 20 janvier 2010, 21:44

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      3. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

        J’ai eu le privilege d’assister à une chorégraphie de SAFY au stade du 5 juillet , ayant pour theme L’EAU , grandiose realisation faite de couleurs amazighs (touaregs) , un veritable hymne à notre identité .

        par Fairplay | 20 janvier 2010, 21:47

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        1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

          J’ai gardé un trés bon souvenir de ce monsieur a L’Ecole Normale Superieure d’Alger (V.Kouba) lui il habitait a l’époque à Garidi 1(v.kouba) il y a avait sa fille (qui avait tenu plus tard le premier role dans SOURCE)elle avait 08ou 10ans tout le temps collée a lui. Les week ends il venait à nos repetitions il etait l’ami d’une grosse pointure de la musique classique et qui etait notre prof D’ethno-musicologie =MME NADIA SAADA, c’était l’Epoque de NESS L’E.N.S avec HAMZA SEHILI MOURAD ZEHAR Allah Yerhamhoum Bazou Nasr Eddine DaliL et les Autres.Mr Boutella nous prodiguait des conseils techniques qui m’ont servi , pour ma part, durant toute ma vie. .

          par TIB MED CHERIF | 21 janvier 2010, 23:43

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      4. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

        Monsieur , il faut faire la différence entre l’artiste et la fonction du père. Jim Morrison « des Doors » son père était un haut responsable du pentagone américain,Arthur Rimbaud aussi était fils d’un colonel.

        par fateh60 | 20 janvier 2010, 22:28

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        1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

          Oui, mais Jim MORRISSON avait dit " Father, I want to kill you"......Y.O

          | 23 janvier 2010, 17:53

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          1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

            Oui il l’a dit ,à cause de la guerre du Vietnam, il était très jeune ET SOUS L’ EFFET DES HALLUCINOGÈNES tandis que le père à Mr Boutella était un Libérateur un ancien ALN . Nous chérissons nos pères .c’est de la folie de tuer son père.

            par YACINO@LIVE.FR | 23 janvier 2010, 23:59

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            1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

              Vous vous trompez. ce bonhomme était contre la guerre du vietnam et n’aimait pas les militaires dont son père. Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il y a eu des pères qui se sont battus pour la liberté et la dignité. Malheureusement ceux qui ont détenu le pouvoir apès l’indépendance, étaient incompétents avec leur esprit de Aarouche et leur poches sans fond Ils ont mis le pays dans la situation que tu connais, corruption, favoritisme, l’arabisation ( cause majeure de l’intégrisme islmaiste ) . Vous êtes vous déjà posé la question, ou passe tout l’argent du pétrole ou bien comment serions-nous si jamais ilo n y a pas eu la flambée du prix du baril ces dernieres années ? Y.O

              | 24 janvier 2010, 16:16

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              1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

                Y.O ecrit et Yacine.O lui repond-,ensuite Yacine.O écrit et Y.O lui répond,-tu joues a quel jeu toi,Fahhem Rouhek Kho !!!!!!!!!

                | 24 janvier 2010, 19:17

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      5. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

        y a un proverbe arabe qui dit" kounek essbaa oukoulni" fils de colonel ou general, mais il fait quand meme de belles choses puis c pas un tube digestif comme d’autres fils a papa" la tchitchi", et les gens parlent de safy boutella et non du colonel ou ministre boutella.

        par lemguedemi | 21 janvier 2010, 21:49

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      6. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

        Bonjour Amis Bordjiens, nous n’allons pas nous chamailler…encore. Non je ne le pense pas.
        Je commencerai par dire qu’ on peut être fils de colonel algérien et brillant …Safy Boutella a eu la chance d’avoir un père qui s’est bien occupé de lui et qui lui a permit de s’exprimer.Connaitre cette carrière de musicien ne s’achète pas. Plus que cela , c’est un autre colonel qui lui a permit de connaître Khaled et un patrimoine musical « guettoîsé », qu’il a travaillé pour donner une des cents meilleures œuvres musicales du vingtieme siecle ! Tout le monde sait le « parcours » de Kutché…
        Oui, Rachid Bari qui a été un des meilleurs pianistes de sa génération, mais il a géré sa carriere différamment.R.Bari est très marqué politiquement et est d’un profil de personnalité totalement différent. Nous n’avons pas eu hélas le privilège de plus connaître Krikri des « bleu-jeans », la mort nous l’a ravi trop tot.(qu’il repose en paix)
        S.Boutella reste un musicien talentueux et d’une culture musicale impressionnante. Ne fait pas de la fusion andalou-jazz qui le veut.Il est par ailleurs arrangeur…il y a beaucoup de musiciens mais il y a très peu d’arrangeur.Intégrer plusieurs partitions pour plusieurs instruments et en sortir une mélodie harmonieuse qui s’écoute par un nombre de personnes au point de faire de ce produit un des cents meilleurs d’un siècle…Cela ne doit pas etre simple et ne s’achète pas.Tous les fils de généraux ne peuvent pas faire cela…
        Cela ne diminue en rien ni le travail ni la qualités des autres.Mais il sont différents et évoluent dans d’ autres régitres.
        Quant à l’amour que ces musiciens pour leurs pays, personne ne le conteste. Cependant, le seul à ma connaissance qui a « lancé » ses compatriotes( et en nombre) sur la scène parisienne( capital du show-bizz, quand même) reste Idir.

        Nous ne sommes pas là pour jeter l’anathème sur l’un ou l’autre ; par contre nous pouvons reprocher aux responsables culturels et politiques de ne pas avoir permit à tous ces talents d’avoir les moyens necessaires d’exprimer leurs arts.
        Omar Tbourtine.

        par Omar Tibourtine | 22 janvier 2010, 02:12

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        1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

          Bonsoir, Cher Ami Omar.T

          C’est moi qui, voyant que le dernier mot d’une intervention, "colonel" était saisi au vol pour dévier un sujet éminemment culturel et apaisant, après le tumulte innomable qui a agité le site, ai, de façon spontanée, réagi en rapportant les propres propos de l’artiste que j’ai eu à entendre plusieurs fois. Et il dit avec tant d’insistance son amour du pays : "je suis un patriote". Car, il est bien connu, chez nous, que dès qu’il s’agit de tout ce qui se rapporte à l’armée algérienne, est synonyme de désengagement et de trahison. Appelons un chat un chat. Point. Et je l’affirme sans flagornerie_je ne vous ferais pas cette offense, et c’est si loin de ma façon de penser_ que si vous n’aviez pas intervenu en tant que personne pondérée et compétente dans le domaine de la musique, les esprits se seraient autrement plus échauffés dans la vindicte et la surenchère calomnieuse stérile, au demeurant.

          J’en reviens à l’armée et à l’amour du pays. Certains artistes qui n’ont pu voir leur talent reconnu ailleurs que chez nous, ont crié haut et fort leur désamour de l’Algérie_"leur pays" serait inapproprié, en l’occurrence_ confondant certainement, comme vous le soulignez, pays et institutions qui ont poussé de grands artistes à l’exil . J’ai eu mal de les entendre, encouragés par des journalistes français habiles et malveillants, décrier l’Algérie. Je n’en dirai pas plus. Certains demandent des cachets faramineux quand d’autres, qui n’ont rien reçu de l’Algérie, donnent, aident, ô combien, l’Algérie par conviction, alors qu’ils n’ont rien à y gagner, quelquefois en prenant des riques, même, le fait mérite d’être souligné.

          -Un grand auteur algérien, après avoir connu la gloire sous un pseudonyme, s’est vu fermer TOUTES les portes de l’Édition, du jour au lendemain, réduit peu à peu à la pauvreté, tout court. Il a tout simplement décliné sa véritable identité:ex commandant de l’armée algérienne qui a combattu, "sur le terrain, et durant huit ans", le terrorisme, loin des salons parisiens . Levée de boucliers unanime. "Cet écrivain a forcément du sang sur les mains : c’est un miltaire algérien" ! Ainsi parlaient les intellectuels parisiens, relayés par leurs supplétifs zélés algériens, écrivains, de surcroît !! . Dans un Essai, "L’imposture des mots" , Y.Khadra raconte tout cela et termine courageusement par un hommage appuyé aux militaires algériens morts en combattant le terrorisme. Ce n’était pas seulement un plaidoyer pour l’armée algérienne. Sont également soulignés des abus et autres méfaits. L’écrivain, que l’armée de son pays, n’a pas ménagé durant 25 ans de carrière, s’est senti le devoir de réhabiliter ce qui a été injustement et si gravament accusé. Et dans la foulée, il a mis fin à cette légende selon laquelle TOUTE l’armée algérienne était l’auteur de tous les massacres terroristes. Une question tout bête : comment les faux barrages_ de police, de gendarmerie,et autres militaires_ont-ils fleuri à une cadence folle et de plus en plus rapprochés,dans l’espace et dans le temps, plus vrais que nature ? D’où provenaient les uniformes, les armes, les véhicules lourds, etc, etc.... ? Je me suis éloignée du débat, je vous prie de m’en excuser. Ma circonstance atténuante est que les écrivains sont des ARTISTES que les institutions culturelles ont niés, censurés et poussés à l’exil. Un roman a même été proscrit et censuré par......Mme la ministre de la culture qui l’ a déclaré "pro-iraélien". Et elle nous a rendu un immense service ! Nous avons voulu le lire !! Son auteur a réussi à le faire éditer chez nous pour un prix dérisoire. Et quand on lit le roman, on lit un hommage à la Résistance palestinienne, on vit la tragédie d’un peuple dépossédé de sa terre, la Résistance palestinienne grandeur nature, une Résitance qui lutte non plus pour son territoir spolié, mais pour la survie. Et dire que cette femme a écumé tous les plateaux de la télévision française pour dénoncer le terrorisme et déplorer qu’elle dût vivre, "terrée comme un rat". Elle était enseignante modeste, sincère, combattive, libre, quoi, malgré l’adversité. L’exercice du pouvoir a eu raison de ses idéaux.
          Très amicalement

          A-K-CC.

          PS : Si cette intervention est hors-sujet et SURTOUT DANGEREUSE pour le bon fonctionnement du site, ne la publiez pas.

          | 23 janvier 2010, 19:14

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        2. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

          oui justement..si il est devenue un bon arrangeur..c’est grace à ces etudes à la berkle shcool..attention ya plein de bon musicien et il n’ont pas forcément cette capacité à faire des arrangement juste parse que il ont pas etudié la musique..enfin colonel ou pas colonel sa reste comme meme un musicien algerien important..

          par redha | 16 août 2010, 21:05

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  2. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

    Bonjour mon ami, encore une fois,tu m’etonnesn tu devrais passer de l’autre barriere, c’est a dire choisir un journal et ne pas priver des lecteurs de la presse nationale de tes dons, j ’en suis sur que ton travail de qualite trouvera un creneau meilleur, appreciable pour la litterzture algerienne ;dans ce site certains ont la gachette facile et ouvre sans le savoir la boite de pandorre,
    bientot l’on reprochera a Benhadougha d’etre ne pauvre dans le village pauvre , enclave El Hamra de Mansourah, d’etre bombarde par l’aviation francaise ou de lui reproche sa tenacite d’etre un embleme de la litterature algerienne en etant le seul a etre traduit dans une vingtaine de langues.Safy Boutella, j ’ai eu l’immense plaisir de l’apprecier a Alger dans plusieurs domaines de la musique,il etait capable de passer a travers tous les registres.Il a anime pur la presse dans les années 80,plusieurs soirées gratuitement, notamment popur la presse nationale , pas pur se faire connaitre , mais juste pour des amis. Il reste le seul musicien, (je dis bien musicien) algerien connu dans le monde.

    par a.tabakhi | 23 janvier 2010, 09:46

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    1. Safy Boutella : Le Sindbad des sons

      "Benhadougha.........le seul à être traduit dans une vingtaine de langues". Et Kateb Yacine, Mammeri, M.Ferraoun.............

      par Ilyes | 17 août 2010, 16:38

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